Le 30 avril 2010, une équipe scientifique multidisciplinaire a pris le départ (de Kisangani)  pour étudier le fleuve Congo et les régions qui le bordent. Cette grande expédition a été baptisée Boyekoli Ebale Congo, ce qui signifie « étude du fleuve Congo » en lingala. Elle était constituée de scientifiques congolais, belges et issus d’autres pays. Mettre sur pied une telle expédition, essentiellement congolaise et belge, revenait donc à renforcer les liens de coopération entre les deux communautés scientifiques.

Pendant cinq semaines, 67 zoologistes, botanistes, géologues, cartographes, hydrologues, archéologues et linguistes se sont attelés à l’étude de ce milieu exceptionnel. Ils ont analysé la qualité de l’eau du fleuve et de ses affluents et ont étudié leurs populations de poissons et d’invertébrés. Ils se sont également penchés sur la faune et la flore des forêts, visitant les villages et y interrogeant leurs habitants. Leur objectif : améliorer la connaissance de ce gigantesque bassin fluvial, le deuxième plus grand territoire de forêt tropicale au monde.

L’expédition fut réalisée grâce à deux bateaux spécialement affrétés à cette fin, bourrés de matériel logistique et scientifique. Accompagnées d’une délégation de journalistes, les deux embarcations ont effectué l’aller-retour Kisangani/Bumba, soit une distance de 1.000 kilomètres. Pourquoi un tel déploiement de moyens matériels et humains ? Parce que ce joyau naturel est encore une terra incognita pour ce qui concerne certaines disciplines scientifiques.

Il faudra encore de longs mois, sinon de longues années, pour exploiter l’ensemble des informations tirées du gisement de photographies, observations, enregistrements et échantillons issus de l’expédition. Pour suivre les rapports, voir ‘résultats’ et ‘publications’